Les mathématiques françaises, par la complexité et les lacunes de leurs formules d'évaluation du risque, auraient-elles un rôle décisif dans la crise financière ? Sur le site de Paristechreview, un article fait le procès des maths, sans plaider coupable.
Corollaire : les grands pays mathématiciens, la France au premier rang d’entre eux, font partie des coupables car ils ont offert une caution scientifique à des règles du jeu pathogènes. La finance a besoin de matheux de haut vol et elle vient les chercher là où ils sont, en France, un pays marqué en outre par une forte culture bancaire et financière. La presse du monde entier s’est déchaînée sur les matheux, du Wall Street Journal au Monde en passant par le magazine en ligne Wired. Pour l’accusation, les ingénieurs financiers formés à la française ont contribué à pousser vers l’abîme la finance américaine puis, par contagion, la finance mondiale. Comment ? En proposant aux dirigeants de ces institutions des modèles mathématiques qui étaient censés neutraliser le risque contenu dans les produits financiers, et qui n’ont pas tenu leurs promesses.