Niko, artiste plasticien de 32 ans, s’est installé depuis hier et jusqu’à ce soir, sur un transat noir rehaussé de néons rouges dans la vitrine de la petite galerie SylviaRhud, 19 rue Fontaine, en plein Pigalle, pour se faire remarquer, via le net (1) et quelques médias, et ça marche, entre Libération, France Inter, France 3, RTL...
Si Niko communique dans la vitrine, il est loin de faire sa mue en dame d’Amsterdam – son sourire évoque plus le dauphin que le hamster – car il ne joue que la métaphore, fort de son envie de tenter l’impossible : présenter des photos pour les vendre sans passer par la case « expo » qui n’est pas dans ses moyens.
Son aventureplastique a pris forme entre San Francisco, Shanghai et Paris, où il s’est laissé posséder par les lignes des visages qui l’inspiraient au point de les peindre en en accentuant les traits et d’en photographier le résultat.
En regardant de près l’une de ses photos, vous découvrez le trouble qui en émane et en cédant à la tentation de la soutenable légèreté de l’avoir, vous allez à la rencontre de l’épreuve du temps, la seule vraie manière de regarder.
Deleuze dit « Créer ce n’est pas communiquer, c’est résister ». Niko ne se contente pas de communiquer, même s’il ne fait aucun doute qu’en cette matière virtuelle, il excelle. Que fait-il dans sa vitrine, sinon de la résistance à la tentation de déprimer, sans pouvoir montrer son art faute de moyens ?
Son coup de bluff montre un talent de taille à espérer grandir encore. Niko nique l’échec, pas les chèques, qu’il mérite. À vendre !
Bruno DE BAECQUE
(1)Niko de La Faye 06.24.78.91.85 ou ndelafaye@gmail.com